Brussels Gallery Weekend

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    La Keitelman Gallery, forte du succès de son exposition printanière « America », ayant célébré son travail de longue date mené avec les artistes des Etats-Unis, a l’honneur d’inaugurer en cette rentrée une présentation monographique dédiée à Frank Stella. Artiste dont de grands collages avaient été montrés au printemps, à la galerie. L’art de Stella est avant tout marqué par une extraordinaire désinhibition formelle. Il pourrait même être qualifié par excellence de maître de la forme tant ses œuvres donnent libre cours à une fabuleuse inventivité visuelle qui, à bien des égards, rappelle celle de Pablo Picasso. Comme Picasso, Stella possède une rare virtuosité de composition et de trait. La ligne, à cet égard, agit comme un guide, un stimulateur, une signature. Elle tournoie, englobe, revient sur elle-même, pour repartir de plus belle. C’est un jeu pour le spectateur que de suivre son cours capricieux, aussi capricieux que celui d’un fleuve. Un tel tournoiement fait la vitalité, la vivacité de l’ensemble de ses travaux. S’illustrant autant en sculpture que dans des travaux en deux dimensions, Stella met également en scène une sorte de rencontre des « manières » de faire une image, dans une mise à distance ironique caractéristique du pop art : les tourbillonnements de l’expressionnisme abstrait voisinent ainsi des plages de couleurs ou de blancs plus économes, presque zen. Il combine du reste une multitude de techniques : sérigraphie, gouache, acrylique, aquatinte, alkyde… En cela, il est également le maître de la « technique mixte ». Né en 1936 à Malden dans le Massachusetts, Stella mène ses études artistiques à la Phillips Academy d’Andover. Il étudie ensuite l’histoire et l’histoire de l’art à l’université de Princeton de 1954 à 1958. Il déménage à New York dès la fin de ses études et amorce une carrière marquée d’emblée par la fulgurance. Dès 1959, il est inclus dans la prestigieuse galerie de Leo Castelli, et le MoMA, en la personne d’Alfred Barr, fait l’acquisition d’une œuvre la même année. Marié à l’historienne de l’art Barbara Rose, il fréquente toute l’avant-garde new-yorkaise, partagée entre pop art, minimalisme et expressionnisme abstrait. Il collabore avec certains de ses hauts représentants, ainsi de sa participation à une pièce de Merce Cunningham aux côtés de Robert Rauschenberg. Il participe à la biennale de Venise en 1964 et à la Documenta IV de Kassel en 1968. Sa première grande présentation muséale se tient en 1970 au MoMA de New York, alors qu’il n’est âgé que de trente-quatre ans, et, privilège rare, le MoMA le célèbre à nouveau en 1987. Frank Stella est un des géants de l’art américain. Une rétrospective d’envergure vient de lui être consacré au Whitney Museum de New York (30/10/2015-07/03/2016). Elle poursuit sa route dans les mois qui viennent et apparaîtra encore au Modern Art Museum de Fort Worth (17/04-04/09/2016) et au Musée de Young de San Francisco (05/11/2016-26/02/2017). L’art de Stella est volubile, vif, joyeux, marqué par une éternelle jeunesse. C’est cet art que la Keitelman Gallery a l’honneur de présenter aujourd’hui. Une occasion qui ne se présente pas souvent en Belgique.

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