Imagined Realities

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Informations pratiques

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  • A propos de Imagined Realities

    Pour l’exposition Imagined Realities, MLF | Marie-Laure Fleisch a le plaisir de présenter des œuvres de Claire Milbrath, Tessa Perutz, Anna Torma, et Joana Vasconcelos. Au travers de pratiques telles que la peinture, la sculpture et le textile, chacune de ces quatre artistes a façonné un vocabulaire unique dans son domaine. Pourtant, leur travail est lié par le même désir d’envisager un monde au-delà des réalités physiques, utilisant des éléments de la vie réelle, qui sont poussés jusqu’au fantasme ou au rêve. Leurs œuvres attestent du fait que, bien que l’art puisse être un outil de recherche sur le monde qui nous entoure, il offre également la possibilité d’explorer un monde imaginaire vivant en chacun de nous.

    Au-delà d’être un espace de création, l’atelier de l’artiste est un lieu de réflexion, d’imagination et de créativité. Ce qui n’est pas possible dans le monde extérieur y devient tangible et ce qui est invisible y prend des formes matérielles. C’est un espace dans lequel l’artiste peut explorer librement des idées dépassant les réalités de la vie courante, en incorporant des notions de fantaisie, de jeu et même de nostalgie. De possibles futurs sont explorés ainsi que des passés (im)possibles.

    Les peintures de Claire Milbrath sont des vues sur le monde de Poor Gray, un jeune homme homosexuel fortuné qui est paralysé par l’anxiété et la paresse, et qui est cantonné aux propres compétences de l’artiste. Milbrath n’ayant jamais suivi de cours d’arts plastiques, les habiletés de Poor Gray sont limitées aux propres progrès de l’artiste en tant que peintre. Si dans les premières œuvres il était uniquement en position allongée, il est désormais capable de partir à l’aventure, même s’il est toujours représenté comme réticent voire terrifié lors de ses quêtes. L’artiste se projette aussi dans son personnage ; ses propres désirs, ajoutés à son inconfort à montrer des femmes de manière sexualisée, l’ont amenée à créer un personnage avec les mêmes préférences qu’elle. Dans les œuvres exposées à la galerie, Poor Gray est représenté fantasmant sur des rencontres romantiques, pique-niquant avec des amis (qui lui ressemblent curieusement), et allongé dans un extérieur idyllique. Si ces scènes sont des illustrations des fantaisies de l’artiste, elles sont aussi emblématiques de notre envie de partager des moments les uns aux autres dans un monde de plus en plus digitalisé.

    Travaillant également avec la peinture, Tessa Perutz, artiste américaine basée à Bruxelles, retravaille des paysages ou des instantanés qui sont liés à une certaine idée de la nostalgie, de la perte et de l’amour. Ses œuvres aux couleurs intenses sont liées à des souvenirs très personnels. Elles évoquent une sensation de songe qui est paradoxalement associée à une impression de beauté intense et de connexion avec le monde qui nous entoure. Utilisant des motifs naturels pour évoquer des sentiments ou des relations humaines, l’œuvre de Perutz rappelle également des paysages symbolistes révélateurs de l’intériorité de la pensée et de l’esprit. Chaque pièce évoque une sorte de paysage onirique, permettant ainsi au visiteur de se replonger dans ses propres souvenirs.

    Travaillant exclusivement avec le textile, le travail d’Anna Torma incorpore le dessin, la courtepointe, la teinture et la broderie afin de faire revivre des traditions et introduire ces techniques au sein de la sphère artistique contemporaine. Ces œuvres traitent de thèmes allant de l’anatomie à la nature, à l’histoire et au folklore ou à la culture locale, jusqu’aux jeux ou encore même aux souvenirs. Dans les deux œuvres que nous présentons, tirées de la série Book of Abandoned Details, des éléments isolés tels que des voitures, des dinosaures, des dents ou d’autres formes identifiables ou non coexistent comme dans un rêve d’un enfant ou dans un coffre à jouets. Ils permettent au spectateur de retourner à cet état d’émerveillement enfantin, en voyant des objets de la vie courante se mêler à des monstres ou autres éléments imaginaires.

    S’inspirant également des notions de tradition et de jeu, les créations fantastiques de Joana Vasconcelos élèvent l’artisanat au rang des beaux-arts, recouvrant des animaux ou objets avec sa technique au crochet emblématique. L’artiste fait référence aux métiers d’art et d’artisanat traditionnellement attribués aux femmes, remettant en question ce que l’art peut être. Les objets avec lesquels elle travaille, tels que les vases ou les lézards, sont extrêmement banals dans son Portugal natal, poussant la vie quotidienne au bord de l’absurde. La combinaison de ces thèmes courants avec une technique souvent considérée comme secondaire permet à Vasconcelos de donner une importance triomphante à sa pratique, tout en conservant une certaine légèreté et une idée d’amusement pour un monde dans lequel tout devient ornemental.

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