Portraits, autoportraits, autres portraits à l’ère 4.0

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  • A propos de Portraits, autoportraits, autres portraits à l’ère 4.0

    Vendredi 13 septembre 2019 à 18 h 30, M. Benoît Piedboeuf – Président du Centre d’Art Contemporain du Luxembourg belge - prononcera pour la première fois une allocution lors d’un vernissage à la Galerie du Comble à Virton (Belgique). La Galerie – qui est ravie de l’accueillir – lui a donné carte blanche pour s’exprimer sur le thème de l’événement : la création d’œuvres d’art au moyen de l’Intelligence Artificielle (IA).

    L’exposition, accessible du 14 septembre au 6 octobre, s’intitule Portraits, autoportraits, autres portraits à l’ère 4.0.

    Les interrogations autour de la problématique de l’intrusion de l’IA dans l’art sont nombreuses, mais rares semblent ceux qui les soulèvent. Une des plus fondamentales consiste à se demander si l’IA est un moyen ou une fin. Mais, même en tant que moyen, l’IA ne met-elle pas en péril le travail artistique ? Ne risque-t-elle pas de le dégrader et de lui faire perdre sa part d’humanité ? L’artiste augmenté ne prépare-t-il pas lui-même sa propre disparition ? Dans ce cas, que serait un monde sans artistes ? N’y a-t-il pas un danger à rompre le lien historique qui unit conscience humaine et production artistique ?

    A tort ou à raison, la Galerie du Comble a choisi son camp : celui des artistes en chair et en os.

    Le thème de la manifestation a été conditionné par les récentes incursions de l’IA dans le domaine des arts graphiques. C’est en effet le genre pictural du portrait qui a été pris pour cible par les tenants du transhumanisme. Le visuel de l’expo s’approprie d’ailleurs une de ces images, largement médiatisée, mais elle ne sera pas accrochée dans la galerie, ni aucune autre.

    La Galerie a invité onze artistes. Tous travaillent la figure humaine, quelques uns marginalement, d’autres presque exclusivement. Mais ils l’approchent, la représentent ou l’utilisent de manières très diverses. Leurs intentions peuvent être foncièrement différentes. Les images créées couvrent un champ considérable qui va du vrai portrait au cliché photographique anonyme détourné numériquement, en passant par la scène de genre, le fantastique, la figure imaginaire, le croquis d’audience, ou encore l’autoportrait.

    Palix crée des êtres fantasmagoriques et, dans un autre registre, croque magistralement les acteurs judiciaires. Chris Vanderschaeghe inscrit la figure humaine dans un univers transitoire, entre effacement et réapparition. Laurent Bouckenooghe investit un réalisme imaginaire où la technique joue un rôle prépondérant. Eric Geerdens s’astreint, dans le dessin, à une quête de perfection en hommage à la Nature. Aurélie de Heinzelin triture et magnifie les corps de ses amis dans des compositions parfois osées. Dans l’œuvre expressionniste de Filip Mirazovic, la figure humaine oscille entre allégorie et réminiscence.

    Les six artistes que l’on vient de citer sont invités pour la première fois par la Galerie, à l’exception d’Aurélie de Heinzelin qui participa au salon La Force de la Peinture en 2016. Les cinq artistes que l’on évoque ci-après sont quant à eux déjà bien connus du public qui fréquente la Galerie du Comble.

    Christophe Avella Bagur est celui qui, dès 2004, en créant la série Face FS, s’est exprimé sur les risques de dérive technologique. A l’exact opposé, se trouve Manuel Léonardi qui n’a d’yeux que pour la plasticité du corps féminin qui se dénude devant lui. Jean-Luc Curabet a pris pied dans une autre dimension à laquelle il accède grâce à des photographies anciennes. Dans le travail d’Hervé Georges Ic, la figure humaine remplit de multiples fonctions, mais l’artiste se révèle très attaché au vrai portrait (dans une série remarquable initiée en 1999, le sujet est de dos). Enfin Whitney Orville, jeune artiste au tout début de sa carrière, imprègne la toile des émotions qu’elle ressent devant la photo d’un proche, mais aussi face à l’expression ou à la posture d’un personnage de fiction, dans le cinéma ou la peinture ancienne.

    Devant une diversité aussi large, devant une richesse aussi abondante, devant une imagination aussi féconde, faut-il vraiment aller chercher des images ailleurs que dans l’intelligence humaine ?

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