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  • A propos de Anatomia

    Du 3 au 20 octobre 2019, la Chapelle de Boondael accueillera les artistes France Dubois et Tamar Kasparian. Mêlant photographie et dessin, ces deux créatrices bruxelloises construisent un univers où le corps de la femme, telle une force originelle, se fond et se confond avec les règnes végétaux et minéraux. Ce corps devient nature et nous plonge au cœur de nos préoccupations les plus intimes. Telle une mélancolie à la fois douce et amère, ces œuvres nous ramènent à l’essence des choses. 

    Les photographies de France Dubois nous dévoilent des corps de femmes diaphanes sur fond noir, chorégraphies de chairs qui se plient et se déplient, se développent ou s’enveloppent. Dans toute leur fragilité, ces images expriment une puissance primitive que Tamar Kasparian renforce par des traits à la fois noirs et fins. Sur les feuilles d’un papier japonais extrêmement léger qu’elle pose par-dessus les photographies, sa main trace des « empreintes » : nervures organiques de feuilles séchées, textures minérales de schistes. Tantôt, le dessin accompagne le mouvement du corps photographié, tantôt le trait découpe des parties de corps : des mains, une épaule, un sein… Le résultat n’est ni photographie ni dessin, mais une expression de la sensibilité et des émotions –  « les éléments constitutifs essentiels d’une œuvre d’art », selon la formule de Maurice Ravel.

    Chaque œuvre est une nouvelle rencontre, à travers laquelle France Dubois et Tamar Kasparian cherchent à établir un lien direct entre la peau et la nature, créant des traces de notre espace intérieur, dévoilant la complexité de la nature humaine, les plis et les replis de la matière et de l’âme. Inspiré par l’adage de Paul Klee, selon lequel « l’art n’est pas le reflet du monde visible, mais il rend visible ce qui est invisible », ce travail se laisse guider par une force intuitive.
     
    Les deux artistes, dont la rencontre date d’une résidence à la Chapelle de Boondael en 2017, se sont retrouvées autour de leurs modes de création. France Dubois, à travers son geste photographique, appréhende l’intimité du corps en mouvement qui s’offre à son objectif. Cette intimité et ce mouvement, Tamar Kasparian les explore et les dissèque à travers ses traits. 

    Leurs créations offrent une ouverture vers une infinité de points de vue : une même photographie peut inspirer différents dessins, qui proposent ainsi une multiplicité de lectures, de potentialités, d’éventualités. Cette multiplicité se trouve encore exacerbée lorsqu’elles projettent des images vidéo sur le papier. Là, le jeu des transparences et des lumières, l’illusion des plis et des voiles laisse deviner d’autres niveaux de profondeur. Dessins, photographies et vidéos se démultiplient comme dans un jeu de miroirs.

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