Rencontre avec Sabrina Calvo, Camille Pier et Raïssa Yowali — modération Mathieu Bietlot.
Faire entendre des histoires minoritaires
Joyeusement ou hargneusement, les personnes queers prennent la plume,
le crayon ou le micro plus explicitement qu’auparavant. La lutte pour
la reconnaissance passe aussi par la littérature et la transfigure.
Faire entendre des trajectoires mineures, donner à voir des vies
scandaleuses, mettre à la page des amours en marges s’avère nécessaire
pour effriter le récit majoritaire et ses dominations assourdissantes.
Tels des miroirs déformants, ces histoires hors normes reflètent les
angles morts d’un monde qui ne les reconnait pas et où il n’est plus
possible de vivre sans le transformer.
Quelles formes et genres littéraires mobilisent-iels pour ouvrir
l’écoute ? Des genres mineurs, des genres émergeants, des mauvais
genres, des genres hybrides ? Des genres choisis ou des genres
assignés ? Écrire pour se dire ou devenir en écrivant ? Avoir voix au
chapitre en racontant ses histoires ou en inventant ? Si l’intime est
politique, il est aussi fictif…
Ouvert à touxtes.