A propos
Dès sa nomination en tant que directeur musical, Kazushi Ono rêvait de bâtir avec les musiciens du Brussels Philharmonic de véritables « cathédrales de son ». Et il a réalisé son rêve : Mahler, Strauss, Scriabine — tous les grands architectes symphoniques se sont succédé. Pour sa dernière saison, il pose sur les pupitres les plans de l’ultime cathédrale sonore : la Neuvième Symphonie de Mahler.
« Mahler est mon compositeur clé, parce qu’il regarde vers les structures du classicisme tout en anticipant les harmonies révolutionnaires du XXIe siècle. » Kazushi Ono (De Standaard)
« Ô jeunesse ! Disparue ! Ô amour ! Envolé ! » nota Mahler dans le manuscrit de sa Neuvième et dernière symphonie, écrite durant ce qui allait devenir la période la plus sombre de sa vie. Sa fille bien-aimée venait de mourir, sa relation avec Alma s’assombrissait, et lui-même souffrait d’une maladie cardiaque.
Dans les mouvements lents monumentaux qui ouvrent et clôturent l’œuvre, il transforme ces tragédies intimes en un adieu profondément mélancolique à la beauté de la vie. Mais ne nous y trompons pas : la symphonie est tout autant une célébration de cette vie – de son amour pour la nature, d’une force retrouvée. Aux portes de la mort, Mahler compose un hymne ultime à la vie.
Flagey, Brussels Philharmonic