Le lien que tisse Massimo Bortolini dans sa pratique
photographique ou dans ses écrits est celui de l’infra-ordinaire, ou de
l’endotisme (l’opposé de l’exotisme) cher à Georges Perec. C’est
une manière d’entrer dans la sensibilité du monde, de l’environnement
ordinaire, quotidien, celui que l’on ne voit plus, mais qui peut nous mettre en
contact avec des choses que nous seuls pouvons percevoir. C’est
aussi une manière d’accéder, parfois, à des choses extraordinaires, en ce sens
qu’elles sont là mais ne sont plus visibles, ou que nous seuls pouvons
percevoir. Et parfois, il suffit de changer
d’angle de vue ou de manière de regarder pour les voir. Il ne reste plus qu’à
les capturer. Ou à les raconter.
Le travail de Massimo Bortolini s’inscrit dans une volonté humaniste où l’impalpable urbain acquiert soudainement des lettres de noblesse conférant alors aux regards témoins la singularité de l’inattendu espéré. Par le prisme de son objectif libéré de toute contrainte, le photographe raffine notre monde qui bascule inexorablement dans l’extrême.
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