Dans le cadre de l’exposition temporaire « La SNCB occupée : entre collaboration et résistance », le musée propose un cycle de conférences sur l’histoire des chemins de fer belges pendant la Seconde Guerre mondiale.
Dès mai 1940 la SNCB est victime du Blitzkrieg de l’armée allemand. Ses infrastructures subissent de nombreuses destructions et dégradations, du fait de l’invasion et des actions retardatrices de l’armée belge. Des ouvrages d’art sont détruits ou fortement endommagés. Avec les moyens disponibles, les cheminots et des équipes de l’envahisseur entreprennent des réparations afin de rétablir la circulation des trains. Le matériel souffre beaucoup également : il a subi d’importantes avaries et son entretien ne peut plus s’effectuer correctement. De plus, l’occupant confisque ou réquisitionne du matériel pour ses propres besoins. Les services offerts sont réduits.
Dès la libération, en septembre 1944, la reconstruction des installations est entreprise. Le matériel bénéficie aussi de réparations. Un important renfort de locomotives, qui avait été étudié en fonction des pertes estimées est commandé aux Alliés : ce seront les fameuses locomotives à vapeur « Type 29 », livrées en 1945. En outre, de façon inattendue et relativement peu connue de nos jours, le parc de locomotives sera aussi renforcé par plusieurs dizaines d’autres locomotives, rendues disponibles par la libération du pays. La SNCB peut repartir de l’avant.
Le conférencier
Louis Gillieaux est amateur et chercheur en histoire et actualité ferroviaires.
Durée ?Environ une heure (sans tenir compte du temps consacré aux questions)