Dans le cadre d'une programmation sur Primitivi, télévision de rue (Marseille)
Flonflons, cotillons et fierté nationale ! Être désignée capitale européenne de la culture est un honneur pour une ville, que seules les expositions universelles semblent surpasser. Alors on y va plein pot : projet de constructions de bâtiments prestigieux, appel à des artistes cotés, appel aux médias... Le tout pour et par la culture, et pour le peuple évidemment ! Vraiment ? Membre du collectif marseillais Primitivi, Nicolas Burlaud en est revenu. C’est qu’en 2013, c’était au tour de Marseille de faire flotter bien haut les couleurs de la culture européenne. Au-delà de l’empoudrage d’yeux ébahis, le réalisateur pousse l’enquête un peu plus loin et révèle les incohérences de certains projets censés améliorer le quotidien des habitants moins bien lotis pour les intégrer dans cette grande fête. Surtout, il enquête sur la volonté manifeste de faire de Marseille une ville européenne attractive (pour qui ?) dépourvue des restes d’une vie antérieure à la réputation sulfureuse. Croisant rencontres, discours officiels et mythologie, Nicolas Burlaud revient sur les éloges médiatiques pour décrire une réalité que les paillettes ne peuvent ensevelir.
Projection suivie d’une rencontre avec Nicolas Burlaud.