Une mise en scène et en musique du dernier recueil de poésie de Pierre Warrant, "Calligraphie du silence" (éd. Abrapalabra, 2026).
Avec Bruno Georis (textes) et Sigrid Vandenbogaerde (violoncelle) et en présence de l'auteur.
« plus liquide qu’un poème
un bateau bouge à l’intérieur. »
Quelques mots, les deux premiers vers du recueil… et Pierre Warrant ouvre à sa manière un itinéraire que l’on devine incertain, peut-être tremblant, et probablement creusé profond à l’intérieur de soi. Un itinéraire dont on pressent l’intimité et la proximité avec nos propres chemins.
Le silence hantera le voyage et les pages : le titre l’indique d’emblée. Quel silence ?
Même s’il aime la philosophie, Pierre Warrant ne construit pas une poésie d’abord métaphysique ou conceptuelle. Le silence ici touche les corps et les peaux. Il est la part, ou le lot, de qui s’en va, mais aussi de qui reste. Il s’étend sur le temps, les heures, ces instants presque inouïs où la parole ne parvient plus à quitter un corps souffrant ou trop épuisé pour maintenir le lien, mais où le lien persiste néanmoins. Nous voilà aux confins, avec l’espérance que ce silence, au moins, soit partagé. – Geneviève Bergé (extrait de la postface de "Calligraphie du silence").