A propos
La scène est enveloppée de noir, de blanc et de gris. Un jeu de perception naît de l’interaction entre la lumière et l’ombre, les reflets et l’architecture de la salle, devenus les protagonistes d’une performance troublante. L’interprétation est laissée au public : l’œuvre est une méditation sur notre façon de voir, de percevoir et de façonner le vécu, tant individuel que collectif.
Quatre percussionnistes font vibrer les sculptures accordées de Germaine Kruip dans un langage rituel d’appels et de réponses, d’échos et de répétitions, effleurant les limites de l’audible. Si chaque membre du public s’engage dans un voyage intime, l’expérience vécue est commune. C’est une invitation à résister à la polarisation, à s’ouvrir à d’autres perspectives.
Dans ses œuvres, Germaine Kruip mélange art visuel, architecture et musique pour aborder la perception, le son et la performance. Dix ans après A Possibility of an Abstraction (Kunstenfestivaldesarts 2016), elle en présente la suite, dans laquelle les équipements de la salle de spectacle deviennent un instrument de musique. Elle ritualise l’espace théâtral pour le rendre merveilleux, et invite le public à découvrir – individuellement et ensemble – un monde d’infinies possibilités. Un voyage qui s’adresse à nos sens et une déclaration d’amour à la magie du théâtre.